13.06.2008

Cas n° 32Lu Wenbin

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En Chine, la liberté d’expression et d’association ne sont pas respectées.

Lu Wenbin, 27 ans, était électricien à l’usine de coton de la ville de Xinfeng, dans la province du Jiangsu (Est de la Chine) et également correspondant d’une publication professionnelle du Textile.

Lu Wenbin avait enquêté sur la longue grève des 40 000 ouvriers de l'usine textile de Dafeng : ils manifestaient depuis des mois contre les réductions de salaires imposées à la suite de la privatisation de l’usine qui appartenait à l’Etat. En juin 2001, la corruption et l’incompétence des dirigeants auraient conduit l’usine à la faillite.
Lu avait interrogé des ouvriers et avait l'intention d'écrire un article sur leur situation.

Le 22 septembre 2001, suite à cette enquête, Lu Wenbin a été arrêté à Yancheng, dans l'Est de la province du Jiangsu, par le Bureau de la Sécurité de Yancheng et de Dafeng. Depuis, nul n'a eu de ses nouvelles. Son article n’a jamais été publié.

Le Collectif Chine JO 2008 demande aux autorités chinoises de communiquer des informations sur le lieu de détention de Lu Wenbin et sa libération inconditionnelle et immédiate.

06.06.2008

Cas n° 31 : Ronggye A’drak

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En Chine, la liberté d'expression n’est pas respectée.

Ronggye A’drak, nomade tibétain de 53 ans, a manifesté pacifiquement le 1er août 2007 à Lithang, au Tibet oriental.

Lors de l’anniversaire de l’Armée Populaire de Libération, qui coïncidait avec un festival de courses hippiques, très prisé des Tibétains, Ronggye A'drak est monté sur la scène où étaient assis les officiels locaux et s’est emparé du micro. Il a alors crié : « Le Dalaï lama doit revenir au Tibet », « Libérez le Panchen Lama » et « Indépendance pour le Tibet ». La foule l'a vivement soutenu. Ronggye A’drak en aurait aussi appelé à la libération des prisonniers politiques.

Ronggye A’drak par son acte, aurait voulu, entre autres, réagir à une pétition rédigée par les autorités chinoises et imposée depuis plusieurs semaines aux moines du monastère de Lithang. Dans cette pétition, les signataires disaient refuser le retour du Dalaï lama au Tibet.

Immédiatement arrêté, malgré l’intervention de ses nombreux amis nomades réclamant sa libération et le respect des droits des Tibétains, Ronggye A’drak est détenu au Centre de détention de la Sécurité Publique de Lithang, située dans la province du Sichuan (centre de la Chine). Depuis le 1er août, aucune information le concernant n’a été divulguée.

Les autorités chinoises ont qualifié son action de « crime grave». Il aurait été accusé d’« incitation à la subversion contre le pouvoir de l’Etat ». À ce jour, son procès est en cours devant la Cour Intermédiaire Populaire de Kardze, dans la province du Sichuan, mais sa peine, vraisemblablement lourde, n’a pas encore été prononcée.

Le collectif Chine JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate de Ronggye A'drak.

30.05.2008

Cas n°30 : He Depu

En Chine, la liberté d’expression, d’opinion et d’association ne sont pas respectées.

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English version

He Depu, 51 ans, est un chercheur universitaire qui a appartenu à la prestigieuse Académie des sciences sociales de Pékin.

C'est un vétéran de la dissidence qui a participé au Mouvement du Mur de la Démocratie en 79, aux manifestations pro-démocratiques de 89, à la campagne de pétitions en faveur de Wang Dan de 93 à 95 et a collaboré à la formation du Parti Démocratique chinois.

Il a été arrêté, le 4 novembre 2002, pour avoir publié sur Internet des articles "incitant à la subversion du pouvoir de l'Etat". Ses liens avec le parti démocratique de Chine, parti non autorisé, ont certainement pesé dans les raisons de son arrestation. He Depu avait également signé une lettre ouverte adressée à l'Assemblée Populaire Nationale, demandant des réformes politiques, avant l'ouverture du 16ème Congrès du Parti communiste, en novembre 2002.

Il a été condamné le 6 novembre 2003, en quelques minutes, par le tribunal intermédiaire de Pékin, à huit ans de prison suivis de deux ans de privation de ses droits politiques.

Au cours de l'audience, He Depu a continuer, d'une voix forte, à réclamer la démocratie et à critiquer le système politique chinois.

He Depu a été durement traité en détention (il a été, par exemple, maintenu immobile pendant 85 jours) et est en très mauvaise santé. En 2004, il a été de nouveau maltraité et torturé. Détenu à la prison n°2 de Pékin, il a pu s'entretenir avec le Rapporteur des Nations Unies sur la torture, Manfred Novak lors de sa visite en Chine fin 2005.

En 2007, les autorités pénitentiaires l’auraient menacé de le priver des visites de sa famille, après que sa femme, Jia Jianying, eut révélé les mauvaises conditions de détention de son époux.

Le collectif Chine JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate de He Depu.

23.05.2008

Cas n°29 : Wu Zhenjiang

La Chine est le pays qui exécute le plus grand nombre de personnes chaque année.

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Wu Zhenjiang, un étudiant de vingt-quatre ans reconnu coupable de coups et blessures volontaires, a été exécuté en janvier 2005.

Wu Zhenjiang avait été condamné à mort à Xi’an, dans la province du Shaanxi (centre de la Chine), pour avoir tué un homme à coups de couteau, au cours d'une querelle devant un cybercafé. Il n'avait apparemment pas voulu laisser entrer un groupe d'hommes qui refusaient de payer pour utiliser les ordinateurs. Wu travaillait au cybercafé à mi-temps pour financer ses études et envoyer de l'argent à sa famille restée à Kuitun, une ville de la région autonome ouïgoure du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine.

Sa famille affirme qu'elle n'a pas pu le voir après son procès en première instance. Depuis, sa mère, a présenté plusieurs requêtes aux autorités afin d'obtenir plus d'informations; elle voulait notamment savoir ce qu'il était advenu de son corps, puisqu'il n'a pas été rendu à sa famille après la crémation. Elle pense que ses organes ont été prélevés sans autorisation pour servir à des transplantations, mais elle ne dispose d'aucune preuve formelle pour étayer ses soupçons. Elle n’a obtenu aucune réponse à ses requêtes.

Le collectif Chine J0 2008 demande aux autorités chinoises de suspendre toutes les exécutions sur tout le territoire chinois en vue d’aboutir à l’abolition de la peine de mort.

16.05.2008

Cas n°28 : Tashi Gyatso

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En Chine, la liberté d'expression et la liberté de religion ne sont pas respectées.

Aujourd’hui, au Tibet, posséder des photos du Dalaï lama est considéré comme un crime.

Beaucoup de Tibétains possèdent en privé des photos du Dalaï Lama, particulièrement dans les régions tibétaines ne faisant pas partie de la Région Autonome du Tibet et désormais intégrées dans les provinces chinoises.

Les fonctionnaires du gouvernement chinois déclarent que posséder ou distribuer des photos du Dalaï Lama n’est pas illégal. Toutefois, ils font une distinction entre l’utilisation politique et religieuse de ces photos, affirmant qu’il est acceptable pour un individu de posséder une photo du Dalaï Lama dans le cas où on lui rendrait hommage comme figure religieuse et que ce n'est pas acceptable dans le cas où la photo serait utilisée comme « soutien au séparatisme ».

Cette interprétation a permis de condamner pour « atteinte à la sécurité de l’Etat » Tashi Gyatso, 37 ans, à une peine de douze ans de prison, en 2001. Le Bureau de la Sécurité Publique a investi sa chambre d’hôtel et a découvert des photos du Dalaï Lama, ainsi que des livres politiques. Tashi Gyatso a alors été immédiatement emmené au Centre de détention de Xiling.

Pendant trois mois, les officiers du Bureau de la Sécurité Publique l'ont interrogé avec brutalité et l'ont torturé dans le but de lui faire avouer des activités politiques.

Lobsang Palden, 22 ans et Jamyang Oezer, 30 ans, ont eux aussi été condamnés respectivement en 2006 et en 2003, comme beaucoup d’autres Tibétains, aux motifs de telles accusations.

Le collectif JO 2008 demande les libérations inconditionnelles et immédiates de ces prisonniers et la fin des condamnations du fait de posséder une photo du Dalaï Lama.

09.05.2008

Cas n°27 : Shi Enxiang

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En Chine, la liberté d'association n'est pas respectée.

English version

Shi Enxiang, 85 ans, est l'évêque du diocèse de Yixian, dans la province du Hebei, proche de Pékin et bastion du catholicisme "clandestin" (la seule Eglise autorisée étant l'Eglise officielle dirigée par les autorités de Pékin.). Il a déjà passé plus de trente ans en détention pour être resté fidèle à ses engagements, refusant une Eglise nationale indépendante.

En 1990, il a été arrêté par la Sécurité Publique et détenu un mois pendant lequel il a été forcé de suivre des "sessions d'études", qui ne sont autres que des sessions d'endoctrinement et de propagande. Peu après, il a disparu pendant trois ans. En 1993, il est libéré d'un camp de travaux forcés. Il n'a jamais été inculpé ou condamné. En 1996, alors que les autorités étaient sur le point de l'arrêter à nouveau, il est parvenu à leur échapper en se cachant.

Le 13 avril 2001, au cours d'une visite chez sa nièce à Pékin, il disparaît à nouveau. Des témoins ont affirmé avoir vu deux voitures de la Sécurité publique du Hebei l'emmener. Les autorités ont déclaré ne rien savoir à son sujet.

Aucune nouvelle de lui n'a circulé depuis sa disparition, il y a six ans.

Le collectif Chine JO 2008 demande aux autorités chinoises de communiquer des informations sur le lieu de détention de Shi Enxiang et de le faire libérer immédiatement en l’absence d’inculpations légales valables, ainsi que d’ouvrir une enquête exhaustive, indépendante et impartiale sur la disparition de Shi Enxiang.

02.05.2008

Cas n° 26 : Yao Fuxin

En Chine, la liberté syndicale n'est pas respectée.

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Yao Fuxin, leader syndicaliste, a représenté les travailleurs de l'usine Ferroalloy de Liaoyang, dans la province du Liaoning (au nord-est de Pékin).

Il est arrêté le 17 mars 2002 pour avoir participé à l'organisation de grandes manifestations, à Liaoyang, qui avaient réuni jusqu'à 40 000 travailleurs d'une vingtaine d'usines de la ville qui protestaient contre les licenciements, la corruption des cadres et l'insuffisance des indemnités de licenciement.

Il a souffert de mauvais traitements avant le début de son procès. En mai 2003, il a été condamné à sept ans de prison. Sa femme rapporte que ses conditions de détention ne cessent d'empirer et qu'il est maltraité par les gardiens, en plus d’être transféré régulièrement.

Il est aujourd'hui détenu à la prison de Lingyuan, dans la province du Liaoning, réputée comme l'une des plus dures de Chine et dont la plupart des détenus sont des prisonniers politiques. En effet, les autorités chinoises traitent plus sévèrement les dissidents politiques que les prisonniers de droit commun. De nombreux cas de torture ont été rapportés dans cette prison.

L'état de santé de Yao Fuxin s'est gravement détérioré. Il souffre de problèmes cardiaques et est partiellement paralysé.

Le collectif Chine JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate de Yao Fuxin.

25.04.2008

Cas n°25 : Qin Yongmin

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English version

En Chine, la liberté d’association n’est pas respectée et les défenseurs des droits de l’Homme sont opprimés.

Qin Yongmin, 52 ans, ancien ouvrier et rédacteur d'un bulletin "l'Observatoire des Droits de l'Homme", est l'une des courageuses figures de la dissidence de Wuhan, province du Hubei (centre de la Chine).

Avant sa dernière arrestation, Qin Yongmin a passé sept ans en prison pour son engagement lors des manifestations du Mur de la Démocratie (1979-81). Il a été arrêté ensuite en avril 93 pour s'être opposé à l'attribution des JO 2000 à Pékin puis, une nouvelle fois et condamné sans jugement, à deux ans de réforme par le travail (travaux forcés) pour avoir signé la Charte de la Paix, un document qui demandait au gouvernement un dialogue sur le changement de politique.

Fondateur de la branche Pékin-Tianjin du Parti Démocratique Chinois avec Wang Youcai et Xu Wenli,(tous deux exilés aux Etats unis après leur détention), Qin publia également en collaboration avec XU Wenli, en mars 1998, "l'Observateur des Droits de l'Homme en Chine". Leurs tentatives en vue de la reconnaissance officielle de leur organisation se sont révélées vaines et le parti fut finalement interdit.

En septembre 1998, Qin Yongmin a été détenu à Wuhan pour être interrogé sur ses activités et notamment sur une série de lettres ouvertes, concernant les droits de l’Homme, qu'il avait adressées aux autorités.
Le 30 novembre 1998, il a été arrêté pour « menaces contre la sécurité de l’Etat » et pour « subversion du pouvoir de l’Etat ».

Jugé le 17 décembre 1998 à Wuhan, Qin Yongmin a assuré lui-même sa défense, refusant d’être défendu par des avocats commis d’office par la Cour. En effet, les autorités avaient officieusement interdit aux avocats de Wuhan de le défendre.
A l’issue de son procès qui a duré moins de trois heures, Qin Yongmin a été condamné à douze ans de prison.
En très mauvaise santé depuis son incarcération il est devenu presque aveugle. Il est détenu à Wuhan ( prison de Hanyang). Sa libération est prévue pour 2010.

Le collectif JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate de Qin Yongmin.

18.04.2008

Cas n°24 : Kong Youping

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English version

En Chine, la liberté d’expression et la liberté d’association ne sont pas respectées.

Kong Youping, 53 ans, était ouvrier et responsable syndical dans une usine d' Anshan en Liaoning (Nord-Est de la Chine).

En 1998, il a purgé une peine de prison, après avoir adhéré à la section locale du Parti Démocratique Chinois, parti politique d’opposition interdit, dont une trentaine de membres sont en prison actuellement.

Le 13 décembre 2003, il a été arrêté pour avoir mis sur un site Internet étranger cinq articles politiques et sept poèmes, appelant à des réformes démocratiques, à la reconnaissance du mouvement pro-démocratique des manifestations étudiantes de 1989 et à la fin de la corruption des responsables politiques.

Le 16 septembre 2004, accusé de « subversion du pouvoir de l’Etat », Kong Youping a été condamné par le Tribunal de Shenyang, dans la province du Liaoning, à quinze ans d’emprisonnement. Il est détenu à Shenyang.

Le collectif Chine JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate de Kong Youping.

04.04.2008

Cas n°22 : Wang Sen

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La Croix Rouge distribuant des médicaments


En Chine, la liberté d’opinion n’est pas respectée et les défenseurs des droits de l’homme sont opprimés.

Membre du Parti démocratique chinois, parti politique interdit par les autorités, Wang Sen a été arrêté le 30 avril 2001 à Dachuan, province du Sichuan (centre de la Chine), pour avoir critiqué, sur un site Internet, la vente par un centre médical public de médicaments contre la tuberculose - à prix fort -, alors qu'ils avaient été fournis gratuitement par la Croix-Rouge.

En 2000, avec Hu Mingjun, un autre membre du Parti démocratique chinois, Wang Sen avait publié une déclaration de soutien pour les travailleurs d'une usine d'acier, qui réclamaient le règlement de douze mois d’arriérés de salaires.

En mai 2002, Wang Sen a été condamné à dix ans de prison par la Cour intermédiaire populaire de Dazhou, province du Sichuan, pour "tentative de renversement du pouvoir". La justice a également mentionné dans le jugement, que le Parti démocratique chinois était une « organisation ennemie ». Quant à Hu Mingjun, il a été condamné à onze ans de prison.

En prison, Wang Sen a été diagnostiqué diabétique et sa santé s'est gravement détériorée. Sa libération est prévue pour 2011.

Le collectif JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate de Wang Sen.

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