16.11.2007
Cas n°2 : Yu Huafeng (LIbéré le 8 février 2008)
En Chine, la liberté d'expression et la liberté de la presse ne sont pas respectées.
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Tout souriait au début des années 2000 à Yu Huafeng et à ses associés Li Minying et Cheng Yizhong. Les trois patrons du journal libéral Nanfang Dushi Bao, basé à Canton, l'un des bastions du capitalisme à la chinoise, avaient fait de ce titre un quotidien de référence très rentable.
Cheng Yizhong, jeune star du journalisme d'investigation, avait publié des scoops retentissants sur la mort sous la torture d'un étudiant dans un commissariat, ou sur le retour de l'épidémie de SRAS (Syndrôme Respiratoire Aigu Sévère) dans la région.
Yu Huafeng et Li Minying ont été arrêtés par les autorités chinoises en janvier 2004 et ont été accusés de "corruption" pour avoir partagé avec leurs employés les recettes publicitaires. Cette affaire est un dossier monté de toutes pièces pour faire taire ces patrons de presse remuants. Cheng Yizhong a été quant à lui détenu au secret pendant plusieurs mois.
En mai 2004, des juges de Canton ont condamné Yu Huafeng à huit ans d’emprisonnement. Li Minying a écopé de six ans, avant d'être finalement libéré début 2007. Ces condamnations ont provoqué la colère de nombreux journalistes chinois.
Fait rare, en 2005, plus de 2 000 d'entre eux signent une pétition demandant la libération de leurs confrères. "Nous pensons qu’il s’agit d’une injustice et que Yu Huafeng et Li Minying sont innocents (...). Nous croyons fermement que c’est une question de temps avant que la justice reprenne ses droits. Et nous pensons que le plus tôt sera le mieux", écrivaient-ils.
Détenu à la prison de Panyu dans la province du Guangdong (Sud de la Chine), Yu Huafeng est en bonne santé.
Le collectif Chine JO 2008 se réjouit de la libération anticipée de Yu Huafeng, survenue le 8 février 2008, résultat d'une troisième remise de peine.
14:00 Publié dans JO de Pékin : 40 prisonniers à libérer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.11.2007
Cas n°1 : Su Zhimin
En Chine, la liberté de religion n'est pas respectée.
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Su Zhimin, 75 ans, est l'évêque du diocèse de Baoding de la province du Hebei (proche dePékin), célèbre pour son sanctuaire de Donglü (le Lourdes chinois). Pilier de l'Eglise clandestine (la seule église autorisée étant l'Eglise officielle dirigée par les autorités de Pékin), il a passé plus de trente ans en détention.
En 1956, alors séminariste, il s'oppose à la volonté du gouvernement d'établir une Eglise catholique nationale, indépendante de Rome. Il est arrêté et détenu de manière quasi-continue jusqu'en 1979.
En 1981, sa nouvelle position d'évêque lui coûte plusieurs périodes de détentions en camp de travaux forcés. En 1996, Su Zhimin et son auxiliaire, aidés des fidèles de l'Eglise clandestine, forment une chaîne humaine pour faire barrage à la police et à l'armée venues détruire le sanctuaire de Donglü. En vain. La police arrête bon nombre des "résistants" et place Su Zhimin en résidence surveillée. Inquiets pour sa situation, de jeunes prêtres décident de l'emmener et de le cacher. Finalement découvert, il disparaît le 8 octobre 1997.
En novembre 2003, il est aperçu à l'hôpital de Baoding dans lequel il était soigné pour des problèmes cardiaques et oculaires. Gardé par une vingtaine de policiers en civil, il est emmené dès que ceux-ci ont réalisé qu'il avait été reconnu. Dès lors, plus aucune nouvelle n'a circulé à son sujet.
Su Zhimin est détenu au secret sans jugement ni condamnation depuis dix ans.
Le collectif Chine JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate de Su Zhimin.
14:30 Publié dans JO de Pékin : 40 prisonniers à libérer | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : su zhimin, 40 cas, JO pékin 2008, prisonnier
08.11.2007
40 prisonniers pour les JO de Pékin
Il reste 40 semaines à la Chine pour tenir ses promesses, avant l’ouverture des Jeux Olympiques et mettre enfin en place des réformes respectueuses du droit international et garantissant les droits de l’homme.
A partir du 9 novembre, le Collectif Chine JO 2008 rendra public chaque semaine un cas d’individu dont les droits fondamentaux ont été bafoués.
Eux n'assisteront pas aux JO...
Et pour cause ! Ils sont en prison, en camp de travail, en résidence surveillée ou en détention arbitraire parfois maintenus au secret depuis des années. Leur tort ? Ils n'avaient pas les mêmes idées que les autorités…
Ces cas détaillés illustrent huit revendications majeures du peuple chinois, relayées par le Collectif.
Le Collectif Chine JO 2008 se propose de faire l’état des lieux de ces 40 cas individuels afin d’évaluer les progrès du gouvernement chinois en matière de droits de l’homme.
D’ici août 2008 date d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin, ces cas constitueront un formidable baromètre d’évolution de la volonté politique de la Chine d’améliorer la situation des droits de l’homme.
Ainsi les informations rendues publiques permettront à l’opinion et particulièrement aux sportifs, journalistes et supporters de témoigner du non respect des droits de l’homme, à la veille d’un événement largement médiatisé.
Nous avons choisi 40 d'entre eux, parmi des milliers d'autres victimes des violations des droits de l'Homme en Chine. Chaque semaine, jusqu’à l’ouverture des Jeux Olympiques, la demande de libération de chacun de ces prisonniers sera portée à la connaissance des autorités chinoises.
Le collectif vous propose de relayer le plus largement possible cette campagne sur vos sites, blogs, journaux et bulletins. Le site Internet www.nouvelobs.com présentera sur son site les cas proposés par le Collectif.
Cette semaine, le collectif Chine JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate de Su Zhimin, détenu au secret sans jugement ni condamnation depuis dix ans pour avoir exercé sa liberté de religion.
10:25 Publié dans JO de Pékin : 40 prisonniers à libérer | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.10.2007
Inculpation du militant Hu Jia pour incitation à la subversion du pouvoir de l’Etat : "Pour l'ouverture de l'année Olympique, la Chine envoie un message extrêmement négatif"

Mobilisation des internautes en faveur de la libération de Hu Jia
Ici, la mobilisation d'un blogger (anglais).
Un groupe de soutien a été crée sur Facebook
Le 27 décembre 2007 vers 15 heures, une vingtaine de policiers se sont introduits dans la maison de Hu Jia, où se trouvaient sa femme, Zeng Jinyan, également blogueuse et activiste, sa grand-mère et leur fille Hu Qianci, âgée d'un mois et demi. Après avoir coupé leur connexion Internet et leurs téléphones, les policiers ont emmené Hu Jia.
Selon l'organisation Chinese Human Rights Defenders, des policiers sont restés, après son arrestation, afin d'empêcher sa femme de prévenir d'autres personnes. Les policiers ont montré à Zeng Jinyan un mandat d'arrêt pour "incitation à la subversion du pouvoir de l'Etat" à l'encontre de Hu Jia. Personne ne sait où se trouve depuis le défenseur des droits de l'homme, connu pour ses prises de position en faveur des malades du Sida, des défenseurs de l'environnement et de la liberté d'expression.
Zeng Jinyan et leur fille d'un mois et demi sont assignés à résidence et isolés du monde.
Plusieurs médias français ont déjà publié des portraits de Hu Jia en 2007.
Le Collectif Chine JO 2008 proteste vigoureusement contre cette provocation, qui montre une fois de plus le peu de respect du gouvernement chinois pour les droits de l'Homme et pour les engagements pris à l'occasion de la tenue des Jeux Olympiques à Pékin en août prochain.
Le Collectif demande aux élus, nationaux et européens, ainsi qu'au gouvernement français de réagir sans tarder en réclamant la libération immédiate de Hu Jia.

16:35 Publié dans JO de Pékin : 40 prisonniers à libérer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La Chine défend sa décision d'arrêter une figure de la dissidence
PEKIN, 3 jan 2008 (AFP) - La Chine a défendu jeudi sa décision d'arrêter Hu Jia, une figure de la dissidence, face aux critiques dénonçant la volonté de Pékin de faire taire les voix dissonantes avant les jeux Olympiques d'août.
"La Chine est un pays de droit. Chacun est égal devant la loi et personne n'est au-dessus des lois. Nous gérerons cette affaire conformément au droit", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Jiang Yu, refusant tout autre commentaire. Hu Jia, 34 ans, accusé de subversion, n'a plus donné de nouvelles depuis son arrestation il y a une semaine par des policiers, selon ses proches et d'autres dissidents.
M. Hu et sa femme, Zeng Jinyan, célèbres pour leur combat en faveur des droits de l'Homme en Chine, ont déjà été arrêtés par le passé et placés sous résidence surveillée. Zeng Jinyan a donné naissance à une fille il y a six semaines.
M. Hu s'est fait connaître en prêtant assistance aux paysans du centre de la Chine infectés par le virus HIV/AIDS lors de transfusions sanguines.
Le Collectif Chine JO 2008, constitué notamment de Reporters sans frontières (RSF) et d'Amnesty, a protesté, depuis Paris, contre l'arrestation, la qualifiant de "provocation". Selon le Collectif, cela "montre une fois de plus le peu de respect du gouvernement chinois pour les droits de l'Homme et pour les engagements pris à l'occasion de la tenue des Jeux Olympiques à Pékin en août prochain".
Un autre dissident, Qi Zhiyong, a indiqué jeudi à l'AFP que M. Hu se trouvait dans un centre de détention de Pékin et qu'un avocat tentait de prendre contact avec lui.
12:20 Publié dans JO de Pékin : 40 prisonniers à libérer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

