21.12.2007
Cas n°7 : Ching Cheong (libéré le 05.02.08)
En Chine, la liberté de la presse n'est pas respectée.
English version

Ching Cheong, 57 ans, est un journaliste hongkongais, correspondant du quotidien New Straits Times de Singapour et détenteur d'un passeport britannique dit "British National Overseas" (BNO, passeport spécifique aux Hongkongais). Il a été appréhendé par les services secrets chinois le 22 avril 2005, à Canton (sud de la Chine).
Ching Cheong s’était rendu à Canton afin d’y récupérer des documents concernant l’ancien dirigeant du Parti communiste chinois, Zhao Ziyang, décédé en janvier 2005 alors qu’il se trouvait en résidence surveillée pour avoir négocié avec les manifestants en 1989.
Son épouse a expliqué qu'il serait tombé dans un piège tendu par un intermédiaire alors qu'il tentait de récupérer des enregistrements d'interviews secrètes de Zhao Ziyang.
Ching Cheong a été jugé à huis clos et en seulement quelques heures, le 15 août 2006. En appel, le 24 novembre 2006, la Haute Cour de Pékin a confirmé sa peine de cinq ans d'emprisonnement pour "espionnage". Il est actuellement détenu dans une prison de Canton (Sud), où il est contraint de fabriquer des uniformes de police.
Le ministère chinois des Affaires étrangères avait annoncé, le 31 mai 2005, que Ching Cheong avait avoué être un espion à la solde d'agences étrangères. Selon le communiqué officiel, « Ching Cheong a admis qu'il avait suivi ces dernières années les instructions de services de renseignements étrangers, qu'il s'était livré en Chine à des activités de collecte de renseignements et qu'il avait reçu des sommes importantes pour ses frais d'espionnage ». La direction du Straits Times s'est déclarée choquée de ces accusations.
Le collectif se réjouit de la libération (conditionnelle) de Ching Cheong, le 5 février 2008. Le correspondant du quotidien singapourien The Straits Times est arrivé à Hong Kong dans la matinée après avoir été relâché de la prison de Canton (Sud) où il purgeait une peine de cinq ans pour "espionnage". Il a bénéficié d’une libération conditionnelle, deux ans avant la fin de sa peine.
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14.12.2007
Cas n°6 : Nurmuhemmet Yasin
En Chine, la liberté d'opinion n'est pas respectée.
English version

Nurmuhemmet Yasin, 34 ans, est un écrivain ouïghour dont le travail a été primé à plusieurs reprises. En novembre 2004, il publie dans une revue littéraire une nouvelle intitulée « Le pigeon sauvage » dans laquelle il raconte l’histoire d’un jeune pigeon, mis en cage par les humains, qui préfère se donner la mort plutôt que de sacrifier sa liberté. Après sa publication, cette nouvelle a été très largement diffusée et a été proposée pour un prix décerné par le plus grand site Internet littéraire ouïghour.
Les autorités chinoises ont assimilé cette histoire à celle du père de Nurmuhemmet Yasin qui s’était suicidé dans des conditions semblables et l’ont apparentée à une critique du gouvernement concernant la répression de la minorité nationale ouighoure en Chine. Elles ont confisqué son ordinateur qui contenait près de 1 600 poèmes, histoires, contes et nouvelles.
Arrêté le 29 novembre 2004, Nurmuhemmet Yasin a été condamné en février 2005, après un procès à huis clos, à dix ans de prison pour "incitation au séparatisme ouïghour". Il n’a pas pu bénéficier de l’assistance d’un avocat. La sentence a été confirmée en appel le 19 mai 2005.
Il est détenu à la prison n°1 de Urumqi, dans la province du Xinjiang (nord-ouest de la Chine) et aucune visite ne lui a été autorisée depuis sa détention.
Cependant, la pensée de Nurmuhemmet Yasin continue de circuler par le biais de sites Internet qui diffusent ses écrits en langue ouïghoure ou les traduisent.
Le collectif JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate de Nurmuhemmet Yasin.
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07.12.2007
Cas n°5 : Hada
En Chine, la liberté d'opinion et la liberté d'association ne sont pas respectées.
English version

Hada, directeur de la publication The Voice of the Southern Mongolia, a participé à une organisation de défense des droits de la minorité de Mongolie intérieure, "The Southern Mongolian Democracy Alliance"(SMDA), ce qui lui a valu d'être condamné à une peine de quinze ans d’emprisonnement pour "séparatisme" et "espionnage" en 1995.
Hada est régulièrement maltraité dans la prison de Chifeng (Mongolie intérieure). Sa femme, Xinna, a récemment dénoncé le traitement qui lui était infligé et déclaré que son état de santé se détériorait.
Interrogé par l'agence Reuters, Yang Jing, gouverneur de la Mongolie intérieure, a réfuté ses accusations, le 25 juillet. Il a repoussé la possibilité d'une libération d'Hada à la veille des Jeux Olympiques : " Il a été jugé selon la loi et nous ne pouvons interférer dans le processus juridique. La Chine a ses propres lois et nous agirons selon celles-ci". Depuis 1988, la Chine populaire a ratifié la Convention contre la torture et autres peines ou traitements, cruels, inhumains ou dégradants des Nations unies.
En septembre 1996, le Parlement européen avait voté une résolution demandant au gouvernement chinois de rouvrir le procès de Hada, en présence d'observateurs internationaux. Les autorités chinoises ont ignoré cette requête.
Le collectif Chine JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate d'Hada, défenseur des droits de l'homme.
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30.11.2007
Cas n°4 : Tenzin Delek Rinpoche
En Chine, la liberté d'expression et la liberté de religion ne sont pas respectées.
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Tenzin Delek Rinpoche, 57 ans, est un lama très respecté dans la région de Lithang, dans la province du Sichuan (centre de la Chine).
En 1978, il avait secrètement rencontré le précédent Panchen Lama afin de lui faire part des tortures infligées par les autorités chinoises aux Tibétains de la région. Il avait aussi averti le gouvernement tibétain en exil des destructions de monastères faites par ces mêmes autorités. En 1982, il rencontra le Dalaï lama à Dharamsala, en Inde, et séjourna six ans dans un monastère au sud du pays. De retour au Tibet en 1987, il a subi une surveillance policière constante pour ses activités politiques et ses contacts avec le Dalaï lama.
Dans la nuit du 7 avril 2002, des officiers du Bureau de la Sécurité Publique l’ont arrêté ainsi que quatre de ses amis, tous suspectés d’être impliqués dans l’explosion d’une bombe quelques jours plus tôt sur la place principale de Chengdu.
Le 2 décembre 2002, lors du jugement à huis clos qui s’est tenu à Karze, la Cour Populaire Intermédiaire a accusé Tenzin Delek Rinpoche d’avoir participé à l’explosion de la bombe à Chengdu, de « possession illégale d’armes » et de «participation à des activités d’espionnage». Ce qu’il a toujours nié. Au cours du procès, Tenzin Delek Rinpoche aurait crié « Longue vie au Dalaï lama ». Il aurait alors été bâillonné et expulsé vers une autre salle du tribunal. Le 5 décembre 2002, il a été condamné à mort avec un sursis de deux ans.
En janvier 2003, Tenzin Delek Rinpoche a enregistré une cassette audio dans laquelle il réaffirme son innocence. Il est parvenu à faire sortir cette cassette de la prison et à la transmettre aux services de Radio Free Asia.
Le 26 janvier 2005, la Haute Cour de la Province du Sichuan a annoncé que Tenzin Delek Rinpoche ne serait pas exécuté mais que sa peine serait commuée en prison à vie. Il demeure emprisonné dans la prison de Chuangdong, dans la province du Sichuan.
Le collectif Chine JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate de Tenzin Delek Rinpoche.
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23.11.2007
Cas n°3 : Ye Guozhu
En Chine, les libertés d’expression et d’association ne sont pas respectées.
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En 2003, la municipalité de Pékin a démoli le restaurant et la maison appartenant à Ye Guozhu dans le but de laisser la place à un chantier de construction, en vue des Jeux Olympiques de Pékin 2008.
Suite à son éviction forcée, Ye Guozhu a demandé aux autorités l'autorisation d'organiser une manifestation à Pékin avec d'autres victimes d'expulsions forcées liées aux travaux de préparation des Jeux Olympiques.
Le 18 décembre 2004, Ye Guozhu a été reconnu coupable d'avoir "cherché querelle et provoqué des troubles" par le tribunal populaire intermédiaire n°2 de la municipalité de Pékin. Il a été condamné à quatre ans d'emprisonnement. Avant son transfert en prison, Ye Guozhu a été torturé, suspendu au plafond par les bras et battu à plusieurs reprises par les policiers du centre de détention de Dongcheng à Pékin. En prison, il a été torturé à nouveau pour avoir refusé d'admettre sa culpabilité. Fin 2006, il a été battu à coup de matraques électriques par les gardiens de la prison de Chaobai, à Pékin.
En février 2007, il est astreint à "une période disciplinaire" à la prison de Qingyan pour avoir tenté d'introduire un recours contre sa condamnation. Cette sanction devait s'étendre sur dix mois.
Son état de santé est aujourd'hui très inquiétant. Les tortures lui ont laissé de graves séquelles.
Le collectif Chine JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate de Ye Guozhu.
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