« Cas n°27 : Shi Enxiang | Page d'accueil | Cas n°29 : Wu Zhenjiang »

16.05.2008

Cas n°28 : Tashi Gyatso

fd1375bc82b309572c0079348ecba362.jpg


En Chine, la liberté d'expression et la liberté de religion ne sont pas respectées.

Aujourd’hui, au Tibet, posséder des photos du Dalaï lama est considéré comme un crime.

Beaucoup de Tibétains possèdent en privé des photos du Dalaï Lama, particulièrement dans les régions tibétaines ne faisant pas partie de la Région Autonome du Tibet et désormais intégrées dans les provinces chinoises.

Les fonctionnaires du gouvernement chinois déclarent que posséder ou distribuer des photos du Dalaï Lama n’est pas illégal. Toutefois, ils font une distinction entre l’utilisation politique et religieuse de ces photos, affirmant qu’il est acceptable pour un individu de posséder une photo du Dalaï Lama dans le cas où on lui rendrait hommage comme figure religieuse et que ce n'est pas acceptable dans le cas où la photo serait utilisée comme « soutien au séparatisme ».

Cette interprétation a permis de condamner pour « atteinte à la sécurité de l’Etat » Tashi Gyatso, 37 ans, à une peine de douze ans de prison, en 2001. Le Bureau de la Sécurité Publique a investi sa chambre d’hôtel et a découvert des photos du Dalaï Lama, ainsi que des livres politiques. Tashi Gyatso a alors été immédiatement emmené au Centre de détention de Xiling.

Pendant trois mois, les officiers du Bureau de la Sécurité Publique l'ont interrogé avec brutalité et l'ont torturé dans le but de lui faire avouer des activités politiques.

Lobsang Palden, 22 ans et Jamyang Oezer, 30 ans, ont eux aussi été condamnés respectivement en 2006 et en 2003, comme beaucoup d’autres Tibétains, aux motifs de telles accusations.

Le collectif JO 2008 demande les libérations inconditionnelles et immédiates de ces prisonniers et la fin des condamnations du fait de posséder une photo du Dalaï Lama.