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14.03.2008

cas n°19 : Dolma Kyab

En Chine, la liberté d'expression n'est pas respectée.

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Dolma Kyab, jeune intellectuel de Lhassa, a été arrêté le 9 mars 2005, pour des écrits - encore sous forme de manuscrits - relatifs à la culture du Tibet, notamment à son histoire et à sa géographie.

Dans un premier manuscrit, Dolma Kyab s’est intéressé au concept de l’identité et de la souveraineté tibétaines. Il y a évoqué le souhait des Tibétains de voir le dalaï lama revenir un jour au Tibet. Il a notamment expliqué l’origine du « fardeau politique » dont souffrent les Tibétains, à savoir la manière avec laquelle les Chinois « imposent leur manière de penser» en « détruisant l’idée que les Tibétains ont d’eux-mêmes ». Dolma Kyab a traité de la démocratie, du Tibet sous le communisme, de colonialisme et de religion. Le second manuscrit, lui, a présenté les aspects géographiques du Tibet, la géologie ainsi que la protection de l’environnement.

Le 16 septembre 2005, lors d’un procès tenu à huis clos, la Cour populaire intermédiaire de Lhassa a accusé Dolma Kyab de « mise en danger de la sécurité de l’Etat » et d'espionnage ou de divulgation de « secrets d’Etat », le condamnant à une peine de dix ans de prison.

En novembre 2005, de sa prison de Chushul, située à l’ouest de Lhasa, Dolma Kyab a réussi à faire sortir une lettre adressée au Comité des Nations Unies pour les droits de l’Homme. Il a fait savoir que sa condamnation résultait d’écrits sur la démocratie, la liberté et la situation au Tibet. Il a lancé un appel à la communauté internationale : « J’aimerais que vous portiez attention à la situation au Tibet et je vous demande de m’aider ».

Le collectif Chine JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate de Dolma Kyab.

Commentaires

j'ai été au tibet en avril 2007 et j'ai pu vérifier les souffrances que ce peuple endure depuis plus de 50 ans dans l'indifférence générale. Je tente pas le biais d'expos photos et d'un carnet que j'ai écris de contribuer à un peu plus d'information et de mobilisation autour de cette cause O combien légitime; les jeux olympiques doivent nous donner l'occasion de manifester notre profond déssacord sur ce qui se passe au regard des libertés les plus fondamentales, tant pour le peuple tibétain que pour les autres minorités qui sont elles aussi mis à mal.

Ecrit par : brustis | 16.03.2008

ATHLETE ET CITOYEN

Le serpent qui se mord la queue, voilà en résumé le résultat de l’attribution des JO à la Chine.
Les politiques Chinois avaient -ils imaginé, en faisant acte de candidature à l’organisation des JO de 2008 et le CIO en leur accordant, toutes les conséquences ? La caisse de résonance offerte par cet évènement planétaire a réveillé de nombreuses « frustrations » dissidents, Tibétains, séparatistes…
Aujourd’hui, après avoir essayé de policer leur image les masques tombent. Difficile de connaître l’étendue de la répression vu que les journalistes sont personnes non grata.
Mis devant le fait accompli, les sportifs qualifiés pour les JO sont dans une position cornélienne. j’imagine difficilement que ces derniers ne soient pas troublés par ces évènements et par la situation plus générale des droits de l’homme en Chine.
Alors que faire ?
Boycotter les jeux ? C’est beaucoup demander aux athlètes quand on connait à la fois la somme de travail pour atteindre le haut niveau et le « graal » que représente une participation aux jeux.
Otages des choix plus que contestables du CIO, les athlètes se sentant concernés par la situation du pays hôte, pourront-ils, sans se faire sanctionner, manifester leurs désapprobation ?
Pour éviter que cette situation se répète des critères tels que : le pluralisme politique, syndical, religieux, ainsi que la liberté d’expression devraient être pris en compte par les commissions d’évaluation du CIO.
En ce qui concerne Pékin 2008, L’idée émise par Reporter Sans Frontières de boycotter la cérémonie d’ouverture marquerait de manière forte l’engagement du mouvement sportif en faveur des libertés fondamentales.

Ecrit par : DESPORT AGATSU | 19.03.2008

Sans vouloir être trop désagréable, aller au Tibet c'est, me semble-t-il, accepter de cautionner la politique des autorités chinoises qui s'évertuent à détruire la culture tibétaine notamment en en faisant une attraction touristique, folklorique ; c'est participer à ce "génocide culturel" que dénonçait déjà en 2000 (et peut-être même avant mais ce sont mes plus vieux souvenirs en la matière pour le moment) le Dalaï Lama relayé par son interprète français Matthieu Ricard. Cela peut paraître extrémiste, mais personnellement, bien que très attirée par ce pays depuis de nombreuses années, je me suis toujours interdit d'y aller par respect pour les Tibétains, ce qu'ils endurent sachant d'autant plus que mon argent ne serait pas allé dans leurs poches mais dans celles des occupants.
http://parailleurs.over-blog.fr/

Ecrit par : Basia | 02.04.2008

pourquoi pas l'UNESCO déciderait d'une résolution au sujet du territoire du Tibet, et de l'himalaya comme une zone environnementale et un patrimoine universel ?

Ecrit par : hautdîle | 13.04.2008