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22.02.2008

cas n°16 : Nurhahmat Yusup

English version


En Chine, la liberté d’expression et la liberté d’opinion ne sont pas respectées.

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Des Ouighours célèbrent la libération de leur compatriote,
Rebiya Kadeer, célèbre militante des droits de l’Homme.

Nurhahmat Yusup, 28 ans, est originaire de la ville de Kashgar, dans le territoire ouighour autonome du Xinjiang, au nord-ouest de la Chine. Les Ouighours font l'objet de répressions particulièrement dures et les violations des droits de l'Homme envers ce peuple sont fréquentes.

Il a été arrêté en juillet 1996 après avoir remplacé le drapeau de la République Populaire de Chine qui flottait sur la Place du Peuple de sa ville par le drapeau interdit du Turkestan oriental (nom donné à cette région par les Ouighours indépendantistes).

La police a alors fouillé sa maison et y aurait trouvé des cassettes qualifiées de "réactionnaires" par les autorités. Ces cassettes contenant des poèmes composés par un Ouighour très connu avaient été mises en circulation dans un premier temps, puis ont été interdites.

Jugé en septembre 1997, il a été accusé de "crimes contre-révolutionnaires", notion vague et arbitraire, et a été condamné à vingt ans de prison.

Il serait incarcéré à la prison n°1 de la ville d’Urumqi, capitale de la région.

Le collectif Chine JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate de Nurhahmat Yusup.

Commentaires

Les Ouighours vivent dans le désert du Sinxiang, province dite « autonome » par le pouvoir chinois. Ils sont aussi persécutés que les Tibétains, de la même facon et pour les mêmes raisons. Mais eux sont totalement oubliés par la communauté internationale.
Ils sont musulmans, sunnites, et parlent une langue turque ; ils s’expriment dans de nombreuses occasions en poésie chantée. Ils revendiquent le droit à leur culture et cela pacifiquement selon les déclarations officielles chinoises ; certains sont indépendantistes.
Depuis septembre 2001, le pouvoir les considère comme terroristes, dans l’indifférence générale.
Ils sont les seuls citoyens chinois à pouvoir être condamnés à mort pour raison politique. Les refugiés extradés risquent donc cette peine y compris s’ils ont acquis une autre nationalité.


Si vous voulez nous aider à défendre ce jeune, emprisonné pour ses convictions depuis 1997, imprimez la lettre suivante et envoyez la en République populaire de Chine, avec un timbre de 85 centimes.

Merci
Renée pour le groupe d’Amnesty International du Gers.






NOM, Prénom
adresse
France le


à M le Gouverneur de la prison 3 du XUAR
Xinjiang Weiwuer Zizhiqu di san jianyu
Wulumuqishi 830 000
Xinjiang Weiwuer Zizhiqu
République populaire de Chine


Monsieur le Gouverneur

Amnesty International s’inquiète de la situation des Ouïghours : votre gouvernement a intensifié ses mesures répressives et durci ses lois envers cette minorité dont les droits sont pourtant reconnus par la Constitution de la Chine. Leurs libertés fondamentales ne sont pas respectées et leur opposition pacifiste est réprimée férocement. Et pourtant la République populaire de Chine a ratifié la Déclaration universelle des Droits de l’Homme ; elle doit donc la respecter.

Je souhaiterais plus particulièrement attirer votre attention sur le cas de Nurhamat Yusup.

Nurhamat Yusup est Ouighour, âgé d’environs 30 ans, il est originaire de Kashgar. En juillet 1996, semble-t-il, il a été mis en détention pour avoir, sur la Place du Peuple de Kashgar, remplacé le drapeau de la République populaire de Chine par le drapeau du Turkestan-Est.
Il semble qu'il ait été accusé par la suite d’offense « contre-révolutionnaire », alors que l’on ne connaît toujours pas les charges exactes qui pèsent sur lui. Lors de son procès, le 27 juin 1997, il a été condamné à 11 ans de prison. Il serait détenu à la prison No.3 du XUAR à Urumqi.

Ce qui me préoccupe, c'est le fait que Nurhamat Yusup ait pu être condamné à une si lourde peine d’emprisonnement pour l'exercice pacifiste des ses droits fondamentaux à la liberté d’opinion et d’expression.
Je souhaite avoir des informations sur son procès, sur les charges exactes et les preuves qui sont retenues contre lui et sur son état de santé actuel.

S'il est effectivement emprisonné en violation des droits humains fondamentaux, je vous demande de procéder à sa libération immédiate et inconditionnelle.

Veuillez croire, Monsieur le Gouverneur, à mon dévouement pour les droits de l'homme partout dans le monde.

Ecrit par : Renee COURTIADE | 23.02.2008