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18.01.2008
Cas n°11 : Nie Shubin
La Chine est le pays qui exécute le plus grand nombre de personnes chaque année.

Nie Shubin, jeune ouvrier d’une région rurale de Chine du Nord, dans la province du Hebei, a été exécuté pour meurtre et viol en 1995. La police l’aurait torturé après son arrestation jusqu’à ce qu’il fasse de faux aveux.
Au début de 2005, un homme appréhendé pour d’autres infractions pénales aurait avoué les crimes imputés à Nie Shubin et aurait même décrit la scène du crime avec précision. Les autorités judiciaires ont par la suite reconnu leur erreur.
La famille de Nie Shubin n’a pas été informée sur sa situation au regard de la loi après que sa condamnation ait été prononcée. Elle n’a toujours pas reçu de copie du jugement. Son père a appris que Nie Schubin avait été exécuté, alors qu’il se rendait à la prison pour lui apporter de la nourriture. Son père a alors tenté de se suicider. Sa mère a ajouté : « Je n’ai qu’un seul fils, tous mes espoirs reposaient sur lui. Ils ont détruit mon avenir. (…) Sans mon fils, ma famille et moi ne pouvons pas continuer. »
Sa famille demande à être indemnisée par les autorités.
Le collectif Chine JO 2008 demande aux autorités chinoises de suspendre les exécutions sur tout le territoire chinois en vue d’aboutir à l’abolition de la peine de mort.
10:00 Publié dans JO de Pékin : 40 prisonniers à libérer | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Commentaires
Depuis l’annonce de l’attribution des JO de 2008 à Pékin, quelques voies se sont élevés pour dénoncer ce choix.
Certains en appel au boycott !
Lors de la dernière campagne présidentielle la candidate socialiste intérrogé sur les massacres perpetués au Darfour à repris à son compte cet idée afin de faire pression sur le régime chinois soutient économique de Khartoum.
Les organisations humanitaires dont reporter sans frontières milite activement pour le boycott.
Il faut reconnaître que ces appels pèse peu de poids dans le paysage médiatique et politique
Les intérêts économique et géopolitique étouffant toutes voix contestataires.
Fortement soumis aux pouvoirs de l’argent , convoité par des groupes cotés au cac40 et au nasdacq ,le sport peut –il faire l’économie « d’éthique « , est –il un produits soluble au service de l’ économie et du politique ?
Liberté de la presse quasi inexistante, journaliste emprisonnés, plus de mille exécutions capital par an , pas de liberté syndicale politique, et religieuse.
Loin des valeurs de la chartre olympique , l’organisation des jeux à Pékin est un mauvais tour joué au sport et à ses valeurs : fraternité et acceptation des différences ethnique religieuse et politiques .
Faute de réaction des instances sportives y aura t’il 40 ans après Mexico un Smith ou un Carlos pour manifester leurs désaprobations ?
Ecrit par : desport | 20.01.2008
Je tiens à vous préciser que Reporters sans frontières ne milite plus pour un boycott des Jeux.
Ecrit par : Administrateur Collectif | 21.01.2008
Je pense que le problème n'est pas tant l'abolition de la peine de mort, que la quasi-absence d'Etat de droit en Chine.
Ecrit par : Emmanuel | 25.01.2008

