28.07.2008
Cas n°37 : Qi Zhiyong
En Chine, le droit de propriété n'est pas respecté et les défenseurs des droits de l’Homme sont opprimés.

Qi Zhiyong a été victime des expulsions forcées liées à la rénovation de la ville de Pékin pour la préparation des Jeux Olympiques de 2008.
Cet homme avait dû être amputé d'une jambe à la suite d'une blessure par balle survenue lors de l'intervention des forces de sécurité contre les manifestations de Tiananmen en 1989. Contraint de démissionner de son entreprise du fait de son infirmité, il avait monté un petit commerce qui lui permettait de vivoter. Toutefois il a dû déménager de son échoppe en raison des travaux liés aux Jeux Olympiques.
Au début de l'année 2007, les autorités lui ont retiré sa licence commerciale et l'ont incarcéré pendant 51 jours pour sa participation, en février 2006, à une grève de la faim destinée à protester contre le récent passage à tabac d'autres militants chinois et des avocats qui cherchaient à le défendre. Sa femme a été licenciée de son travail en raison des activités militantes de son mari.
Il a été assigné à résidence entre le 28 février et le 18 mars 2007 pendant la session annuelle de l'Assemblée populaire nationale. Cette pratique est fréquemment utilisée par les autorités chinoises pour empêcher les défenseurs des droits de l’Homme de protester publiquement.
Les autorités locales continueraient de lui interdire à lui et à sa famille, d'être en contact avec d'autres personnes handicapées ou d'accorder des entretiens aux médias.
Le collectif Chine JO 2008 demande aux autorités chinoises de mettre fin au harcèlement et aux détentions arbitraires dont est victime Qi Zhiyong et de mettre fin aux expulsions forcées des citoyens de leur logement ou de leurs terres.
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18.07.2008
Cas N° 36 : Zhang Rongliang
En Chine, la liberté de religion n'est pas respectée.

Zhang Rongliang était le responsable de l'Eglise protestante Chine pour le Christ. Depuis son baptême clandestin en 1969, il a été arrêté à cinq reprises pour ses activités religieuses et a passé plus de douze ans en détention. Durant ces périodes d'incarcération, il a été torturé à la matraque électrique.
Le 1er décembre 2004, après avoir fouillé toutes les maisons de son village, la police l'a arrêté chez lui, sans chef d'inculpation. Plusieurs mois plus tard, le Pasteur Zhang Rongliang a été accusé d'avoir obtenu un passeport illégalement et d'être sorti du pays clandestinement. Les autorités chinoises refusent de délivrer des passeports aux dirigeants des Eglises non reconnues par le gouvernement.
En 2005, il a été placé en détention provisoire dans la prison de Zhongmu, dans la province du Henan (centre de la Chine). Son état de santé s'est rapidement détérioré et il a été hospitalisé à plusieurs reprises. Un témoin a rapporté l'avoir vu menotté et enchaîné au lit.
Après 16 mois passés en détention, il a été auditionné en avril 2006 au tribunal de Zhongmu. Le tribunal a reconnu un manque de preuves et des faits ambigus. Le dossier a été transmis à la Cour d'appel de Zhengzhou. Le 4 juillet 2006, Zhang Rongliang a été condamné à sept ans et demi de prison ferme.
Selon la loi chinoise, Zhang Rongliang est en droit de demander une libération conditionnelle, étant donné ses graves problèmes médicaux. Il est toujours en prison.
Le collectif Chine JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate de Zhang Rongliang.
17:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.07.2008
Cas N° 35 : Zhang Shanguang
En chine, la liberté syndicale n'est pas respectée.

Zhang Shanguang, 53 ans est originaire de Xupu, dans la province du Hunan (sud-est de la Chine). En 1989, il était enseignant et a été condamné à sept ans de prison pour avoir posé une affiche critiquant les mesures de répression engagées par le gouvernement à l'encontre des manifestations étudiantes de la place Tiananmen. A sa libération, il est devenu ouvrier. Il a ensuite fondé l'association Shu pu pour la protection des droits et des intérêts des travailleurs licenciés.
Il a été interpellé le 21 juillet 1998, après avoir donné une interview sur Radio Free Asia au cours de laquelle il avait notamment évoqué des manifestations d'ouvriers et de paysans dans la province du Hunan.
Il a été condamné, le 27 décembre 1998, à dix ans de prison pour avoir "illégalement fourni des informations à des organisations et des personnes hostiles basées à l'étranger". Son procès s'est déroulé à huis clos et a duré exactement deux heures et vingt minutes.
Incarcéré à la très dure prison n°1 du Hunan, il a fait circuler une pétition demandant que les prisonniers ne soient plus torturés et contraints à des horaires de travail prolongés. Cela lui a valu d'être roué de coups et d’être temporairement placé en isolement.
Zhang Shanguang est actuellement atteint de la tuberculose.
Le collectif Chine JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate de Zhang Shanguang.
16:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.07.2008
Cas N° 34 : Yang Zili
En Chine, la liberté d'expression et la liberté d’opinion ne sont pas respectées.

Yang Zili, 36 ans, diplômé de la prestigieuse Université de Pékin, est l'auteur d'une série d'articles théoriques diffusés sur son site Internet http://lib.126.com, connu sous le nom "Le jardin des idées de Yang Zili". Dans ces articles, il se prononçait en faveur du libéralisme politique. Il critiquait également la répression contre le mouvement spirituel Falungong et dénonçait les difficultés économiques des paysans chinois.
Il a également publié des articles d'autres membres de la "Société de la jeunesse nouvelle", un groupe de discussion clandestin auquel il appartenait et qui se réunissait une fois par semaine pour débattre de réformes politiques.
Le 13 mars 2001, il a été arrêté alors qu'il sortait de son domicile à Pékin. Le 28 mai 2003, il a été condamné à huit ans de prison pour "subversion du pouvoir de l'Etat". Sa peine a été confirmée en appel le 10 novembre 2003.
Lu Kun, sa femme, se bat sans relâche pour obtenir sa libération. Elle a perdu son poste d'institutrice et son logement pour s’être exprimée dans des médias étrangers.
Le collectif Chine JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate de Yang Zili.
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09.07.2008
Cas N°33 : Guo Feixiong
En Chine, la liberté d’opinion n’est pas respectée et les défenseurs des droits de l’Homme sont opprimés.

Yang Maodong, défenseur des droits de l’Homme et avocat plus connu sous le nom de plume de Guo Feixiong, a été arrêté en septembre 2006 pour ses écrits critiques et ses activités dans le domaine des droits de l'Homme. Officiellement, il a été accusé d’avoir vendu un livre sous une fausse référence de maison d’édition. Guo Feixiong et sa famille, en revanche, ont toujours considéré que le contenu du livre dérangeait les autorités.
Il aurait subi durant sa détention des tortures répétées. En février, il aurait reçu des décharges électriques sur les mains, le visage et les organes génitaux. Il aurait également été entravé à son lit et empêché de dormir pendant plus de 40 jours. Guo Feixiong a porté plainte à plusieurs reprises, sans jamais obtenir de réponse.
Son procès s'est ouvert le 9 juillet 2007. Guo Feixiong est alors revenu sur les aveux qui lui avaient été extorqués sous la torture. Niant les accusations qui pesaient sur lui, il s'est lancé dans un réquisitoire de la Cour.
"À en juger par le fait qu'au cours des dix mois de ma détention, 90% des 175 interrogatoires subis ont porté sur des affaires de droits de l'homme, il est manifeste qu'il s'agit d'une affaire de persécution politique. Je doute de l'équité de ce procès en raison de la présence dans la salle de deux procureurs contre lesquels je porte plainte. C'est pourquoi je refuse de répondre aux questions de la Cour et du procureur," a déclaré Guo Feixiong, provoquant la suspension de la séance.
En juin 2007, sa femme avait adressé une lettre au rapporteur spécial des Nations unies, Manfred Nowak, dans laquelle elle accusait les gardiens de son mari d'actes de tortures.
Le 14 novembre 2007, après plusieurs ajournements de son procès, le tribunal de Tianhe, dans la province du Guangdong (sud-est de la Chine), a condamné Guo Feixiong à cinq ans de prison pour « activité commerciale illégale ». Il est actuellement détenu à la prison n°3 de Canton.
Le collectif Chine JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate de Guo Feixiong.
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